Ante Rebic : « J’ai réalisé un rêve d’enfant »



La star croate de l’Eintracht Francfort parle de sa montée en puissance et de ses bonnes performances en Bundesliga, dans la continuité de son excellente Coupe du Monde.

La Coupe du Monde a-t-elle été le plus beau mois de votre vie ?
C’était quatre semaines dont je me souviendrai toute ma vie. L’équipe a respiré comme un seul homme. Participer à une finale de Coupe du Monde, c’est quelque chose qui nous liera pour le reste de notre vie.

Avez-vous craint pour votre avenir international lorsque vous avez passé deux ans sans jouer pour la Croatie ?
J’ai raté l’Euro 2016 parce que je n’avais pas beaucoup joué cette saison-là. Mais depuis, je joue régulièrement à l’Eintracht Francfort. Je n’ai jamais cessé de croire en mes qualités. Je savais que mon heure viendrait.

Quelle a été l’importance de votre transfert de la Fiorentina à l’Eintracht Francfort en 2016, initialement en prêt ?
Rejoindre l’Eintracht était très important. Niko Kovac, qui m’avait fait confiance quand il était sélectionneur pour la Croatie, m’a engagé. J’ai enfin eu la chance de faire mes preuves. Les clubs allemands pratiquent un football plus dynamique et cela m’a mieux convenu. J’apprécie chaque seconde passée à l’Eintracht.

Qu’avez-vous ressenti après la finale de la Coupe d’Allemagne la saison dernière, après avoir battu le Bayern Munich et en remportant le premier trophée pour l’Eintracht Francfort depuis 30 ans ?
C’était extraordinaire, d’autant plus que nous avions perdu la finale contre le Borussia Dortmund un an plus tôt. C’était le premier trophée de ma carrière, j’ai marqué deux buts et j’ai été élu homme du match. Ce fut une nuit inoubliable.

A l’approche de la Coupe du Monde en Russie, votre carton rouge au Brésil en 2014 vous a-t-il servi de motivation ?
C’était une situation particulière en 2014. Nous devions battre le Mexique pour atteindre les huitièmes de finale et le résultat n’était pas positif quand je suis entré en jeu. Alors j’ai dû jouer avec une plus grande dose d’agressivité et ça ne s’est pas passé comme prévu. J’étais jeune à l’époque, c’était une sorte d' »apprentissage » par lequel il fallait passer. En Russie, j’étais déterminé à me montrer sous mon meilleur jour.

Avant la Coupe du Monde 2018, vos huit participations dans la compétition avaient toutes été comme remplaçant. Quel effet cela fait-il d’être dans le onze de départ ?
J’étais très heureux : être titulaire pour notre premier match de Coupe du Monde était la réalisation d’un rêve d’enfant. Zlatko Dalic m’a fait confiance, c’était très important.

Votre reprise de volée permettant à la Croatie de mener au score contre l’Argentine était un moment spécial…
Oh, très spécial. Je suis ému quand je repense à ce but C’est marrant… Quelques instants plus tôt, j’avais demandé à l’entraîneur de me remplacer car j’étais blessé. Il était sur le point de me remplacer quand le ballon est arrivé sur Willy Caballero. J’ai décidé de courir encore une fois avant de sortir et Caballero a fait une erreur. Je ne voulais pas aggraver la douleur dans ma jambe alors j’ai instinctivement frappé.

Interview Ivan Tomic

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