À Dublin avec Today It’s football



Rencontre à Dublin pendant le Winamax Poker Open avec Today It’s football, deux frères, gardiens de but et youtubeurs qui lancent des défis à des joueurs de foot.

Comment est venue l’idée de créer Today it’s football ?

Quand on a commencé, on ne connaissait personne dans le « monde Youtube », ni Vinsky, Psycho…ou d’autres youtubeurs, et pourtant des vidéos comme aujourd’hui, on en fait depuis l’âge de 11-12 ans. On se filmait entre potes puis on regardait nos frappes, nos arrêts… On se levait à 6h30/7h le samedi matin pour être sur le terrain à 8h, puis on frappait au but en se filmant pour voir la trajectoire des ballons, nos arrêts…

Vous êtes gardiens de but tous les deux ?

Nous jouons dans les buts depuis que nous sommes tout petit, et l’idée à la base est de vouloir changer l’image que les gens ont du gardien de but : le plus nul, le plus gros, celui qui est choisi en dernier pour faire une équipe dans la cours de récré. Non ! Le gardien doit savoir utiliser ses pieds ; il est indispensable dans une équipe ! Cela peut être un joueur technique.

Donc vous voulez donner une image plus positive de ce poste si particulier dans le football…

Nous voulons faire évoluer les mentalités et la perception qu’ont les gens des gardiens. Donner une image « plus moderne ». C’est quelqu’un qui peut être à l’aise avec ses pieds, marquer des coups francs, faire des petits ponts, des gestes techniques… Dans le foot, les joueurs savent qu’être gardien de but demandent beaucoup de qualités, mais les gens qui sont spectateurs et extérieurs au monde du football pensent qu’être gardien, c’est facile. Ils n’ont pas le recul pour évaluer la difficulté de ce poste, aussi bien sur l’aspect physique que mental. Prenons l’exemple des critiques et de la situation compliquée d’Alphonse Areola au PSG la saison dernière, il faut être fort mentalement. Un gardien dans un match peut faire 5 arrêts incroyables et une boulette en fin de match. Que va t-on retenir ?

La boulette ?

Exact, uniquement la boulette alors qu’il aura fait 5 arrêts exceptionnels. Et cela va le hanter pendant une ou deux semaines.

Vous pensez à Lloris en finale de la Coupe du Monde en Russie ?

Il fait une Coupe du Monde parfaite, aucune erreur, et on retient sa bourde en finale. Il s’est fait chambrer pendant plusieurs jours, c’est dur. Bon cela n’a eu aucune incidence car on a été champions mais on se souvient d’abord de cette erreur. Alors qu’un milieu de terrain qui va rater 36 passes dans le match… on va s’en rendre compte mais juste se souvenir de son but. Il a fait un match nul mais que vont retenir les supporters ? Son but.

Quels sont vos modèles ?

Mickaël Landreau. C’était mon idole. Un gardien serein, la force tranquille. Il n’y avait jamais d’embrouilles autour de lui.

Est-ce que vous vous fixez des objectifs sur Youtube ? En termes de followers, de notoriété, de partenariats…

On veut juste kiffer. Pouvoir inviter des gens sur nos tournages, rigoler, échanger. En « mode fun ». Notre but est d’avoir une communauté qui comprennent notre mentalité. Par exemple on reçoit plein de messages sur Instagram : « Eh les mecs grâce à vous j’ai envie d’être gardien de but ». Même des gars de 18-25 ans. L’objectif ultime est de vivre de notre passion. Nous avons eu la chance d’être accompagné par Adidas dès le départ, la marque a adoré le concept et nous a fait confiance. On aimerait avoir d’autres marques pour nous accompagner dans ce projets c’est sûr. Dans quelques temps nous allons faire un tour d’Europe et voir comment les gardiens s’entraînent, les méthodes, analyser les différences entre les pays, les clubs… Par exemple, comment Areola s’entraînait avec le PSG et comment il s’entraîne aujourd’hui au Real. Les méthodes doivent être différentes. Mais il nous faudrait un budget plus important pour mettre ce projet en place, cela passe par de nouveaux partenaires.

Avez-vous une liste de joueurs que vous aimeriez inviter ?

Non, c’est du coup par coup, nous n’avons pas de liste ou de joueurs en tête. Avec Adidas on peut parfois avoir des contacts avec des joueurs professionnels, comme Draxler. Et pour l’anecdote, on a réussi à le mettre dans les buts (rires).

Je vois que vous avez créé une ligne de vêtements avec un logo bien spécifique…

Nous avons créé un logo afin d’avoir une forte identité visuelle. Ce logo nous le portons dans toutes nos vidéos, c’est « notre emprunte ». Le logo est à la fois un T, un F mais aussi un I. Pour les intimes c’est le TIF. On voit également un joueur qui tire au but et en l’inversement le n°1. Et notre slogan : « les gardiens savent aussi utiliser leurs pieds ». On va lancer le site internet et la marque sera lancée dans 10 jours.

Et vous jouez au poker…comment vous vous êtes retrouvés à ce WPO Winamax ?

Nous sommes des gros joueurs de poker à la base. Notre contact chez Adidas est aussi un joueur de poker qui est en contact avec Winamax. On a joué ensemble, cela s’est bien passé (table finale) et nous voici ici pour cet événement incroyable !