Rencontre avec le footballeur le plus bourré de l’histoire



Rhum au petit-déjeuner, nuits arrosées, liqueur avant les matchs… La légende yougoslave des années 1960, Stef Lamza, avait une passion sans précédent pour l’alcool. Mais alors que les fans l’adoraient pour cela et que son club avait toléré ses excès, il a fini par se détruire tout seul.

Il ne reste que quelques murs. Un bâtiment en ruine. Et pourtant, la Vila Rebar est l’un des endroits les plus mythiques à la périphérie de Zagreb. Située sur la montagne Medvednica, qui surplombe la ville, cette maison était l’une des retraites d’Ante Pavelic, dictateur croate au service des fascistes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Bien plus tard, la Vila Rebar est devenue une destination prisée par les randonneurs. Elle a également abrité un restaurant, resté célèbre jusqu’en 1979 et un incendie qui a tout ravagé, ne laissant que les fondations et la structure de pierre à la merci des mauvaises herbes et des graffitis.

Mais douze ans plus tôt, c’est également là que s’est déroulé l’accident le plus surréaliste de l’histoire du football croate.

Ante Pavelic
Ante Pavelic (à gauche) venait souvent à la Vila Rebar

Par un joli matin de juin 1967, les clients de la Vila Rebar apprécient le soleil et l’air frais sur une grande terrasse. Ce n’est pas une journée comme les autres à Zagreb. La veille, le club préféré de la ville, le Dinamo, a signé un authentique exploit en demi-finale retour de la Coupe des Villes de Foires.

Battue 3-0 lors de la manche aller face à l’Eintracht Francfort, l’équipe croate s’est imposée 4-0 et a pris rendez-vous avec le puissant Leeds United de Don Revie pour la finale. Les deux matchs contre les Anglais sont prévus fin août et début septembre. Mais avant cela, le Dinamo a des préoccupations plus urgentes.

Toujours en course pour le titre dans son championnat, il reste trois matchs au Dinamo pour faire la différence. La donne est assez simple : il faut battre le FK Sarajevo à domicile puis gagner l’une des deux dernières rencontres à l’extérieur pour s’assurer de la première place et reconquérir un trophée qui échappe au club depuis neuf ans.

MALGRÉ SON VISAGE EN SANG, ILS RECONNAISSAIENT LAMZA

Ils ont beau retourner le problème dans tous les sens, les clients de la Vila Rebar ce matin-là ne se font aucun souci. Cette équipe du Dinamo, qui va vite récupérer physiquement après sa fantastique victoire contre les Allemands, va forcément le faire. Ils possèdent de toute façon les meilleurs joueurs, y compris Stjepan ‘Stef’ Lamza, le génial milieu de terrain. Jack Charlton, le défenseur de Leeds, ne pourra certainement pas l’arrêter lors de la finale. Alors que craindre face à un défenseur du championnat yougoslave ?

Peut-il se passer de la vie nocturne de Zagreb, ce qui l’a rendu encore plus connu en ville que ses performances sur le terrain ?

Lamza a réussi un match magique contre l’Eintracht et les journaux regorgent d’éloges. Bien sûr, on parle aussi de ces rumeurs d’un départ pour l’Inter, le Milan AC ou Barcelone. Mais pourrait-il se passer de la vie nocturne de Zagreb, qui l’a rendu encore plus célèbre en ville que ses performances sur le terrain ?

« Et tout à coup, il y a eu toute cette agitation, se rappelle Zvonko Orsag, un témoin présent à la Vila Rebar. Un homme est tombé du balcon de l’étage et il a atterri sur la table à côté de l’endroit où j’étais assis. Il est tombé sur l’épaule puis a basculé et sa tête a cogné le sol. Nous avons tous sauté de nos chaises. »

L’homme semble conscient mais il ne bouge pas. La tête en sang. Et très vite, la stupeur gagne la terrasse. Tout le monde reconnait ce visage, celui de Lamza. Il cligne des yeux de manière incontrôlable et il pue l’alcool !

Cet incident avec un joueur du Dinamo complètement bourré ne sera pas le dernier de l’histoire du club, loin de là. Très récemment, en 2013, le fantasque Brésilien Sammir a passé une nuit en garde à vue après un contrôle routier et une fête bien arrosée. La saison précédente, le défenseur Domagoj Vida a été expulsé du bus de l’équipe pour avoir ouvert une bière devant son entraîneur.

Et il y aussi cette histoire de Jozo Gaspar, une légende du club des années 90, qui a volé une carte de crédit dans un vestiaire adverse et qui l’a utilisée pour acheter 36 bouteilles de Jagermeister.

Jagermeister
« Nous allons en prendre 35 autres s’il vous plait »

Il y a eu tellement d’autres exemples au cours des décennies précédentes. Un joueur retrouvé ivre-mort avant un match important, un autre qui se vantait auprès d’un journaliste d’avoir bu la moitié des boissons alcoolisées de la ville ou encore un qui a uriné devant des reporters en quittant le bus de l’équipe lors d’un match à l’extérieur.

« J’ÉTAIS EFFRAYÉ »

Mais tout cela n’est rien comparé à ce qui se passait dans les années 1960, à une époque où le Dinamo ne brillait guère. L’histoire du club trempait dans l’alcool et presque toutes les anecdotes concernaient Stef Lamza, probablement le joueur le plus bourré tous les temps.

Né en 1940 à Sisak, à 55 kilomètres au sud-est de Zagreb, Lamza a rejoint le Dinamo à l’âge de 20 ans. Le club vient de gagner la Coupe yougoslave mais a perdu le titre face à l’Etoile Rouge. L’équipe est alors entraînée par Marton Bukovi, l’entraîneur hongrois célèbre pour avoir inventé le 4-2-4.  »J’étais effrayé », raconte Lamza à FourFourTwo, regard triste et visage marqué.

Stef Lamza
Lamza reconnait qu’il était nerveux en rejoignant le Dinamo Zagreb

« Les joueurs du Dinamo étaient comme des étrangers pour moi. Mais ils étaient aussi des dieux du football et cela m’a pris un moment pour trouver le courage de les rejoindre. Ils avaient tous leurs rituels et j’ai été exclu car j’étais le plus jeune. Je devais même frapper à la porte quand j’entrais dans le vestiaire. »

Le chemin de l’acceptation, semble-t-il, a conduit Lamza à travers les bars et les restaurants de Zagreb. Ce n’est pas un secret : les joueurs du Dinamo étaient à cette époque très attirés par les soirées alcoolisées et ils étaient autant connus pour leurs fêtes nocturnes que pour leurs performances sur les terrains.

Une légende locale affirme même que tous les chauffeurs de taxi de la ville ont conduit au moins une fois l’un des joueurs du Dinamo de bar en bar. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, ils étaient fiers de leur style de vie et faisaient peu d’efforts pour le cacher. Les supporters, eux, ont aimé cela, séduits par ces joueurs bohèmes au football technique.

TITULAIRE SUR LES TERRAINS ET DANS LES BARS

Il y a des histoires sur Lamza buvant deux litres de liqueur avant un match ou se cachant dans la cave de son bar favori quand le Dinamo a envoyé quelqu’un pour l’amener à l’entraînement

La réputation hors-terrain de Lamza a éclipsé tout ce qui a été fait les années précédentes mais il est évident que cette culture de l’alcool était là bien avant son arrivée. Pour autant, et bien qu’il soit rarement seul lors de ses beuveries, il ne donnera jamais le nom de ses compères…

A la fin de l’année 1961, Lamza avait progressé dans la hiérarchie pour gagner sa place dans l’équipe titulaire mais il était également devenu un membre à part entière des soirées de Zagreb. Juste avant Noël, le Dinamo a affronté Barcelone en Coupe d’Europe, après s’être incliné 5-1 lors de la manche match aller au Camp Nou. Le jour du match retour, Lamza est arrivé au stade Maksimir seulement 10 minutes avant le coup d’envoi. Pas forcément très sobre…

Stef Lamza
Lamza (à droite) a porté 127 fois le maillot du Dinamo

« Ce jour-là, j’étais avec un équipier et nous avons commencé très tôt dans un café, nous explique Lamza. Nous étions en train de boire avant le déjeuner et il a commencé à se sentir mal. Je lui ai dit qu’il devait s’arrêter et il est parti. On l’a retrouvé plus tard en train de dormir dans la rue. Moi, je suis resté, même si je savais que des gens du club devaient me chercher dans toute la ville. Je me suis présenté au stade juste à temps et j’ai marqué deux beaux buts (score final : 2-2). »

C’est alors devenu une habitude. Il y a toutes ces histoires sur Lamza buvant deux litres de liqueur avant un match ou se cachant dans la cave de son bar favori, le Splendid, quand le Dinamo a envoyé quelqu’un pour l’amener à l’entraînement.  A tel point qu’un jour, il était tellement déchiré avant un coup d’envoi qu’il ne savait pas où il était, ni le nom de l’équipe qu’il affrontait.

« Nous étions debout et nous nous préparions à entrer sur le terrain, explique Rudi Belin, un grand défenseur des années 60. Je me concentrais en pensant au joueur que je devais marquer quand Stef est venu me voir et m’a demandé contre qui nous allions jouer. Il était mort, sérieusement. Et à la mi-temps, il a voulu sortir. » Les adversaires ce jour-là ? L’Etoile Rouge de Belgrade et les 100 000 supporters de leur Marakana.

Lamza a marqué deux buts et a demandé à l’entraîneur de le remplacer à la mi-temps. « Je ne suis pas sûr que Belin et moi parlions du même match », dit Lamza en se rappelant des détails. J’ai demandé à sortir car je pensais que quelqu’un d’autre devait avoir sa chance. Pourquoi devais-je jouer tout le temps ? Cela ne semblait pas juste pour les autres. »

Stef Lamza
Lamza rappelle qu’il a demandé à être retiré de l’équipe pour laisser sa place à un coéquipier

UNE BONNE DOSE D’INSOUCIANCE

Pour Lamza, le football était avant tout un jeu. Et il l’a montré sur le terrain, avec un style ludique qui en a vite fait l’un des chouchous des supporters. Bien sûr, il n’a pas toujours joué avec un taux d’alcoolémie trop élevé ou une gueule de bois. Mais selon les normes d’aujourd’hui, il aurait été qualifié d’alcoolique et immédiatement envoyé en cure de désintoxication. Si les dirigeants du Dinamo ont toléré ses nombreux écarts, c’est uniquement par peur de le voir partir chez un rival.

Les qualités techniques prenaient le dessus, le physique n’ayant pas encore la même importance qu’aujourd’hui.

Autre époque, autre football. Celui des années 60, encore très romantique et disputé à un rythme plus lent. Les joueurs avaient beaucoup plus d’espace et de temps sur le terrain. Les qualités techniques prenaient le dessus, le physique n’ayant pas encore la même importance qu’aujourd’hui.

Une chance pour les joueurs du Dinamo, dont la tactique et la technique n’étaient manifestement pas trop affectées par leur mode de vie. Entre 1963 à 1966, ils ont disputé quatre finales de coupe consécutives (deux victoires et deux défaites), atteint la demi-finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupe et la finale de la Coupe des Villes de Foires,  perdue face à Valence.

Dinamo Zagreb
Malgré ses installations rudimentaires, le Dinamo Zagreb a brillé dans les années 1960

Il y également eu cinq places de vice-champion et trois troisièmes places pendant cette décennie. Cela aurait pu être bien meilleur avec un groupe un peu plus professionnel mais cela faisait aussi partie du charme de cette équipe du Dinamo. Lamza est régulièrement sorti du lot et il a commencé à recevoir des convocations de l’équipe nationale. Mais il n’aimait pas jouer pour la Yougoslavie.

« J’ai vu des choses que je n’ai pas appréciées, explique-t-il. Certains joueurs ont été favorisés et j’étais mal à l’aise. Plusieurs fois, j’ai eu envie de partir. Je me suis même blessé intentionnellement afin de rentrer à Zagreb. Je n’ai pas aimé faire partie de cette équipe et je préférais jouer avec mes amis dans mon quartier. » Voilà pourquoi il n’aura finalement honoré que sept sélections avec la Yougoslavie.

UNE CUITE AVEC LE COACH

En 1965, Branko Zebec débarque sur le banc du Dinamo. Et le nouvel entraîneur met en place une approche plus professionnelle. Sa relation avec Lamza était forcément un peu particulière, le critiquant publiquement quand les choses ne marchaient pas bien mais le louant plus que quiconque lorsque le Dinamo gagnait. Zebec a lui aussi tacitement validé le statut spécial de son joueur vedette et lui a offert plus de liberté que les autres.

On a bu un, deux, trois, je ne sais pas combien de verres. Mais il ne tenait pas l’alcool et il a commencé à me taquiner puis à m’insulter – Stef Lamza

« Nous avons eu plusieurs conflits, rappelle quand même Lamza. Mais il y a eu cette histoire qui a permis d’établir notre relation. Je l’ai ramené chez lui un soir après l’entraînement et il m’a invité à boire un verre. J’ai refusé car nous avions un match le lendemain. Mais il a insisté. On a bu un, deux, trois, je ne sais pas combien de verres. Mais il ne tenait pas l’alcool et il a commencé à me taquiner puis à m’insulter. Je me suis fâché et je suis parti avant que cela ne s’aggrave. Et nous n’avons jamais reparlé de cette nuit. Jamais ! »

Stef Lamza
« Je peux toujours boire plus que vous »

Zebec a été un entraîneur talentueux, qui a travaillé plus tard en Allemagne. Il a amené le Bayern à son premier titre de Bundesliga en 1969 puis a disputé la finale de la C1 en 1980 avec Hambourg. Mais c’était aussi un personnage très difficile. Vers la fin de sa carrière, il était connu pour ses mesures disciplinaires et pour ses méthodes de formation extrêmement difficiles. Les joueurs se plaignaient de ses insultes régulières. Et surtout, il a commencé à s’endormir sur le banc lors des matchs.

On a su plus tard les raisons de ces étranges siestes : une maladie d’origine alcoolique qui a causé son décès, à l’âge 59 ans. Zebec et Lamza appartiennent à une longue lignée de légendes du Dinamo qui ont lutté contre le même démon. En 1967, ils ont emmené le club ensemble au sommet de l’Europe mais aucun des deux n’a participé à la grande finale face à Leeds. Une édition où le Dinamo s’était amusé lors des premiers tours de la Coupe des Villes de Foires, marqués par l’arrivée des buts à l’extérieur et du tirage au sort en cas d’égalité.

Coin
« Au meilleur des trois ? »

LES FANS L’ACCLAMENT ET IGNORENT QU’IL VA PARTIR EN BELGIQUE

Il y a eu cette polémique après les deux matchs face au Spartak Brno. Il a fallu lancer la pièce pour déterminer le vainqueur et les joueurs du Dinamo ont célébré leur victoire avant que quiconque ne puisse voir de quel côté la pièce était tombée. Ils ont ensuite profité de la règle des buts à l’extérieur pour éliminer Dunfermline (victoire 2-0 à domicile après avoir perdu 4-2 en Écosse). Après cela, lls ont lutté pour battre les Roumains du Dinamo Pitesti (1-0 sur l’ensemble des deux matchs) avant de croquer la Juventus (5-2) et enfin Francfort en demi-finale.

Après avoir entendu les supporters, il a reconsidéré sa décision de partir.

De cette soirée magique à Zagreb, il reste encore les chants d’une immense foule rassemblée à l’extérieur du stade. Les « Nous ne laisserons pas Stef s’en aller » ou encore « Le Dinamo est Lamza, Lamza est le Dinamo » ont résonné mais le joueur avait déjà accepté de rejoindre le Standard de Liège à la fin de la saison. Plus tard cette nuit-là, l’équipe s’est réunie pour un dîner à la Vila Rebar. Secoué par ce qu’il avait entendu un peu plus tôt, Lamza a commencé à reconsidérer sa décision de partir.

Le Standard, à cette époque, était un club fort et respecté. Mais pas beaucoup plus que le Dinamo. En revanche, on pouvait lui offrir un salaire plus conséquent, d’autant que le professionnalisme n’avait pas été officiellement introduit en Yougoslavie et que les salaires étaient illicites. Lamza ne savait pas s’il réussirait à s’adapter là-bas. Mais il avait donné son accord et il était trop tard pour faire machine arrière.

Stade Sclessin
Lamza aurait dû au stade Sclessin, antre du Standard de Liège

« Nous avons tous trop bu cette nuit-là, raconte Lamza. Je ne pouvais même pas dormir le matin, ma tête allait exploser. Je suis descendu au bar qui était fermé mais j’ai trouvé une bouteille de rhum et j’ai commencé à boire. Quand mes coéquipiers se sont réveillés et sont descendus pour le petit-déjeuner, j’avais bu la bouteille entière. »

Karlo Zagar, le physiothérapeute du Dinamo à l’époque, se souvient de la scène. « Il était 10 heures du matin et les premiers clients ont commencé à arriver à la Vila Rebar. Ils observaient Lamza et se moquaient de lui. »

Zebec et plusieurs joueurs sont partis au stade Maksimir pour s’entraîner. D’autres sont restés pour se faire masser. Zagar a alors convaincu Lamza de se retirer dans sa chambre et d’essayer de dormir un peu, demandant à l’une des femmes de ménage de l’enfermer.

TOUT PRÊT DE MOURIR

Mais Lamza ne parvient pas dormir. Quand il comprend que la porte de sa chambre est verrouillée, il sort sur le balcon et ne voit pas le panneau signalant que le parquet est pourri. Complètement ivre, il traverse le sol et s’écrase sur la terrasse où des fans du Dinamo évoquent ses exploits de la veille.

Gravement blessé, il est sauvé in extremis par des médecins. Mais les séquelles sont terribles. Son cerveau a été touché et son sens de l’équilibre endommagé. Plus jamais il ne pourra dribbler comme il savait le faire. Son transfert au Standard tombe à l’eau et il n’a plus jamais rejoué avec le maillot du Dinamo, à l’exception d’un match d’adieu face au Benfica en 1970. Sa carrière ne s’est pas achevée pour autant et il a disputé trois rencontres avec Rijeka (1968-69), six avec le NK Zagreb (1969-70) et neuf avec Châteauroux (1970-71). Sans oublier une très courte expérience au le Croatia Melbourne.

En cet été 1967, privé de Lamza, le Dinamo est battu par Rijeka et concède le nul face à Sarajevo. Le titre s’envole… Fin août, quand le grand choc contre Leeds se présente, Zebec a quitté le club, direction le Bayern, et Lamza est cloué sur un lit d’hôpital. Le Dinamo l’emporte 2-0 à Zagreb et arrache le 0-0 à Leeds. En écoutant le match en direct sur sa radio et le titre de son équipe, Lamza a juste dit qu’il se sentait « magnifique ».

Aujourd’hui, il bénéficie d’une pension à vie versée par le Dinamo Zagreb et reconnait boire toujours, mais « moins qu’avant ». Il est régulièrement élu meilleur joueur du club dans les sondages et semble s’en satisfaire. « J’ai mené une vie facile et confortable, dit-il à FFT. J’ai parcouru le monde et gaspillé tout l’argent que j’avais gagné. Mais si c’était à refaire, je le referais. Je ferais juste en sorte de ne pas reproduire l’accident de la Vila Rebar. Mais pour être franc, j’étais vraiment ivre et je ne me souviens pas beaucoup de ce qui s’est passé. » Sacré personnage…

53 Commentaires

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